En Seine-et-Marne, Brice Masseix défend une écologie préventive et pragmatique

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Mobilités électriques, matériaux alternatifs, collectes citoyennes : bien avant de parler d’« écologie préventive », Brice Masseix s’intéressait déjà à des solutions environnementales très concrètes. Installé depuis de nombreuses années en Seine-et-Marne, l’entrepreneur et ancien élu local défend aujourd’hui une écologie du bon sens, davantage tournée vers l’anticipation que vers la réparation.

Son histoire avec le territoire passe notamment par Montévrain, où il commence à travailler au début de son parcours en Seine-et-Marne. Suivront différentes expériences professionnelles et entrepreneuriales dans le département, avec un intérêt marqué pour les nouveaux usages et les tendances émergentes, notamment lorsqu’elles sont susceptibles de modifier les habitudes du quotidien.

Des tendances aux usages concrets

En 2015, les nouvelles mobilités électriques sont encore loin d’avoir trouvé la place qu’elles occupent aujourd’hui dans les villes. Cette année-là, Maddyness repère Gyrofast, fondée par Brice Masseix, parmi une sélection de jeunes entreprises innovantes. Le projet mise alors sur le monocycle électrique comme nouvelle solution de déplacement urbain.

L’entrepreneur explorera également d’autres pistes, notamment autour du liège et de son utilisation dans la mode et la maroquinerie. Des expériences différentes qui témoignent moins d’une doctrine écologique déjà constituée que d’une volonté d’expérimenter des alternatives et d’observer les nouvelles tendances avant leur diffusion auprès du grand public.

Une écologie qui commence sur le terrain

En 2020, cette sensibilité prend une autre forme. Fraîchement élu conseiller municipal à Torcy, Brice Masseix fait partie des précurseurs en Seine-et-Marne sur les collectes citoyennes de déchets. Dès la fin du mois de mai, il organise avec des habitants des opérations de ramassage dans l’espace public, relayées quelques jours plus tard par Magjournal77.

La démarche ne prétend évidemment pas régler à elle seule la question des déchets. Elle traduit plutôt une conception de l’écologie fondée sur la capacité d’agir à son échelle, sans attendre systématiquement une réponse institutionnelle. Une manière aussi de sensibiliser par l’action plutôt que par le seul discours.

Prévenir plutôt que réparer

Plusieurs années plus tard, ces expériences trouvent un prolongement dans une réflexion plus large. Dans une tribune consacrée à l’écologie préventive, Brice Masseix défend une idée simple : anticiper un problème environnemental peut se révéler plus efficace, mais également moins coûteux, que d’en traiter les conséquences une fois les dégâts installés.

La logique peut s’appliquer à l’entretien des infrastructures, à la gestion de l’eau, aux déchets ou à la préservation des ressources. Plutôt que d’opposer systématiquement écologie et économie, cette écologie préventive cherche les situations dans lesquelles les deux intérêts convergent : entretenir avant de reconstruire, préserver avant de dépolluer, adapter avant de subir.

Cette approche s’inscrit dans ce que Brice Masseix présente comme une écologie du bon sens : privilégier les solutions concrètes, mesurer leur efficacité et intervenir suffisamment tôt pour éviter que les problèmes ne deviennent plus complexes à résoudre. Une vision qui ne prétend pas répondre à tous les enjeux environnementaux avec une recette unique.

Elle pose plutôt une question simple : parmi les dommages environnementaux que collectivités, entreprises et citoyens doivent aujourd’hui réparer à grands frais, combien auraient pu être évités en intervenant plus tôt ? C’est précisément sur ce changement de logique que repose l’écologie préventive : ne plus attendre systématiquement les conséquences pour commencer à agir.